samedi, 24 août 2019

Textes

Ni indignés ni rebelles, mais prolétaires en lutte !

Le désastre du mode de production capitaliste se profile de façon de plus en plus nette : il bascule dans la catastrophe. Ignorant les sourires railleurs, dès que nous ébauchons ce mot, nous,  communistes,  sommes depuis toujours des catastrophistes,parce que nous savons que  la catastrophe est l’aboutissement inéluctable d’un mode de production comme le capitalisme, qui exalte sans cesse les forces productives tout en les subordonnant à la loi du profit et en les contraignant dans la camisole de force des formes sociales bourgeoises. Catastrophe signifie que, violemment ébranlé par une crise systémique de surproduction de marchandises et de capitaux, l’échafaudage, sur lequel s’appuie la société bourgeoise, craquèle de toute part. Aucun gouvernement d’aucun pays au monde ne peut remédier à la catastrophe qui se prépare sans renforcer toujours plus l’exploitation du prolétariat en apportant des coupes aux salaires, aux retraites, à l’aide sociale et en augmentant la « productivité », à savoir : en dégradant toujours plus les conditions de vie et de travail du prolétariat.  Quoi qu’il en soit, la compétition se fera plus sévère encore, les crises seront de plus en plus rudes et rapprochées, la course aux matières premières sera impitoyable, les positionnements géostratégiques deviendront vitaux pour la survie de tel ou tel capital national et le nationalisme explosera sous toutes ses formes : voilà la perspective !  Et au final, quand les conditions objectives l’imposeront, les capitaux nationaux et internationaux opteront pour la seule issue possible : préparer une nouvelle guerre mondiale.

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« Le manque de mémoire » de la grandeur française

Tout le monde sait que la France, avec l’Angleterre, a été la plus active à vouloir fermement et provoquer l’intervention de l’OTAN « pour apporter la démocratie en Libye ».

Conscience sale, vraiment sale, celle  de la grandeur française, aujourd’hui représentée par Sarkozy, qui aspire à se montrer comme le leader européen : conscience très sale, et « avec un grand défaut de… mémoire » ( les points de suspension et les guillemets montrent que nous ne croyons pas aux défauts de mémoire de la bourgeoisie !). Et alors, aux prolétaires, auxquels au contraire et malheureusement, on a effacé de force la mémoire historique, nous allons rappeler ce qui arriva il y a exactement cinquante ans, dans la nuit du 17 au 18 octobre 1961 (et dans les quatre jours suivants), à Paris.

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Premier Mai 2011: Contre la « sainte alliance » de la bourgeoisie impérialiste et de sa suite de pacifistes et de partisans : défaitisme de classe

Ce Premier Mai 2011 tombe à un moment où un autre front de guerre, sur le rive sud de la Méditerranée, s’ajoute à ceux qui existent délà ailleurs dans le monde : mais cette intervention militaire a été présentée comme une « mission humanitaire ».

En tant que communistes et interna-tionalistes nous savons par le mémoire et la science historiques, qu’à l’époque de l’impérialisme, quelle que soit la mission, quel qu’en soit le déguisement, c’est une mission de guerre. L’attaque de la dernière marionnette de la chaîne impérialiste, le colonel Kadhafi, ne fait pas exception.

Impérialisme signifie, en réalité, compétition internationale croissante, guerre com-merciale aigüe, exportation de capitaux qui, inévitablement entrent en conflit les uns avec les autres, contrôle des sources de matières premières et de leur moyens de transport et donc tentative d’en exclure les concurrents, jusqu’à l’explosion incontrôlée de conflits d’abord locaux puis, mondiaux dans l’éventualité ou dans l’actualité de l’existence des conditions matérielles favorables et nécessaires.

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La Grèce : l’offensive contre le prolétariat

Contre la démocratie et le nationalisme

Comme présagé, la bourgeoisie grecque, sous le diktat de la BCE, du FMI et de la Banque Mondiale avec à l’appui le déploiement de  force de la démocratie, fera payer au prolétariat les frais de la crise de surproduction et de l’endettement de l’Etat. La grève de 48 heures, proclamée par les organisations syndicales, s’est consumée dans l’impuissance et dans un simulacre de lutte, où le prolétariat a été submergé par des franges sociales sans avenir. Si le prolétariat ne s’organise pas de façon indépendante, en prenant sur-lui la responsabilité de l’action directe, il le paiera inévitablement avec des larmes de sang.

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Algérie, Tunisie, Egypte, Lybie... et ensuite ? Le mode de production capitaliste toujours plus instable

Laissons à d’autres la simple chronique des événements, le récit journalistique assaisonné de couleurs locales et de nouvelles à sensation, la rhétorique des lieux communs. Allons au cœur des faits, de la dynamique de ce qui est déjà arrivé et de ce qui est entrain d’arriver dans cette ceinture de pays qui désormais va du Maroc à l’Iran en descendant la péninsule arabique. Avec une intensité et une ampleur diverses, les masses prolétariennes et prolé-tarisées de ces pays sont descendues dans la rue, se foutant royalement des appels à la modération, poussées par la crise. Après des décennies d’oppression et de répression, de tromperies politiques (laïques et religieuses), de trahisons et de volte-face des mouvements autoproclamés « frères » ou « amis », elles ont fait sauter le couvercle institutionnel et légal qui les écrasait.

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International Press

 

                    

            

 

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