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Nous ne sortirons pas vivants de la crise sans reprendre le combat

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Prolétaires, camarades !
La crise économique qui s’abattra toujours plus lourdement sur nos épaules, détériorant nos conditions de vie déjà dures, a son origine - nous le savons  par expérience directe  et à travers  la mémoire historique de générations et générations de prolétaires - dans un mode de production, le capitaliste, qui fonde son existence sur l’exploitation de notre force de travail. Au nom du profit, une classe de parasites (la bourgeoisie dans toutes ses variantes, de droite et de « gauche »), avec sa suite de fonctionnaires syndicaux et politiques (expression de l’aristocratie ouvrière et de tous les faux partis ouvriers  - dits « réformistes »), nous lie comme des esclaves, sans jamais payer pour la destruction de nos vies, continuant au contraire à en tirer rente, intérêt, dividende. Le prix de cette exploitation, nous la payons tous les jours avec les milliers de nos camarades assassinés sur les lieux de travail, avec les « maladies de société », avec la nocivité des usines, avec l’augmentation infernale de rythmes de travail, avec le travail qui étouffe notre existence, avec les payes misérables. Aujourd’hui, ce mode de production voué au profit, à la compétition de tous contre tous, aux guerres commerciales et aux guerres en armes, à force de  produire des marchandises s’est gonflé comme un bubon et est entré en crise du fait …d’un excès de richesses : une richesse qui pour nous est misère, sous alimentation et chômage de masse.


Prolétaires, camarades !
La bourgeoisie (cette minorité qui possède 80% de la richesse sociale) sait  qu’il faut bien autre chose  que le soutien à la consommation des «biens durables»,  que les amortisseurs sociaux ou la distribution d’aumônes pour celui qui, usé par des années de travail, est mis hors de la production, a été ou sera jeté sur le trottoir à partager les conditions des précaires, des immigrés et des jeunes (en étant, de plus, mis en concurrence les uns contre les autres pour quelque misérable poste de travail, encore plus précaire et dangereux). Et ils nous demandent d’avoir de la patience, d’accepter ces aumônes et d’être disciplinés et  consciencieux dans les bagnes-usines, de nous montrer pacifiques et obéissants et d’arrêter de faire grève et de manifester dans les rues et sur les places, de nous agenouiller devant l’Etat et les patrons, de faire des sacrifices pour remettre en marche la machine capitaliste gonflée par la surproduction et de revenir faire gonfler les profits. En somme, ils nous invitent à prendre tout avec optimisme et résignation, parce qu’ils craignent notre lutte, qu’ils appellent déjà « urgence sociale ».


La vérité est que ceux de nous qui resteront au travail seront mis aux fers. Le temps de travail sera globalement allongé et le travail intensifié et notre classe (celle des sans réserves) devra payer un prix énorme dans tous les pays du monde : chômage, licenciement, précarité croissante, réduction à l’état de misère. A la fin, quand il sera démontré qu’on ne sort pas de la crise si on ne cimente pas les économies nationales par la stimulation de la production de guerre, on nous transportera directement du lieu de travail au champ de bataille, pour nous consommer comme chair à canon. La guerre est leur solution pour sortir de la crise – il n’existe pas pour eux d’autres voies, comme cela s’et clairement vérifié dans le passé.


Prolétaires, camarades !
Pour repousser la soumission totale et la solution que la classe des capitalistes, des patrons de la finance et de la rente, nous propose, il faut à nouveau empoigner les armes de la lutte de classe: ces armes que les institutions organisées par l’ennemi de classe (les syndicats du régime et les partis opportunistes) ont avec le temps désamorcées, mais que nous connaissons tous par expérience directe, dans les batailles soutenues en tant d’années. Les revendications, dans une crise aussi violente alors que nos ennemis veulent nous faire perdre jusqu’à l’espérance du futur, doivent seulement répondre à nos besoins de vie et de travail et nous ne pouvons les obtenir qu’en nous donnant les organisations territoriales de lutte économique et sociale fermées aux patrons et à leurs larbins, capables de combattre avec intransigeance courage et continuité. C’est autour de ces revendications et ces méthodes de lutte qu’il sera nécessaire et possible de réorganiser notre front de classe :

  • Fortes augmentations de salaires pour tous, plus fortes pour les catégories les moins payées
  • Réduction drastique du temps de travail sans réduction de salaire
  • Salaire intégral aux chômeurs, immigrés et précaires
  • Augmentation généralisée des retraites
  • Unité de classe sans distinction de race, de sexe, de religion, d’état, de nation
  • Grève à outrance sans limitation ni dans le temps ni dans l’espace
  • Blocage de la production et des services
  • Elargissement des luttes par delà les limites de la catégorie, de l’usine, hors de l’étroitesse de la localité et de la nation
 
C’est seulement à partir d’une défense aussi déterminée que l’on pourra alors développer la force d’une offensive victorieuse. Mais nos objectifs immédiats, nos méthodes, notre organisation économique, notre nombre et notre présence diffuse partout, nécessaires pour survivre aujourd’hui et réorganiser nos rangs, ne suffisent pas à nous débarrasser de la dictature que la bourgeoisie impérialiste nous impose avec sa démocratie parlementaire et toutes ses institutions démocratiques (ou selon les besoins, autoritaires et fascistes) : le régime du capital est un régime de guerre, de destruction de la qualité humaine de détérioration de la vie sur terre jusqu’à en menacer la disparition. Pour être victorieuse l’offensive à laquelle nous sommes appelés doit être inscrite dans la perspective (encore lointaine, mais à préparer dès la lutte d’aujourd’hui) d’une révolution sociale et politique, de la conquête du pouvoir et de l’instauration de notre dictature de classe jusqu’à la victoire définitive du communisme, société sans classe. Et pour ceci est nécessaire une arme fondamentale, faite de théorie et de pratique, de science et d’organisation : le parti de classe, le Parti révolutionnaire.


A cette et à cette perspective, à la guerre de classe, vous appelle et vous attend notre parti, votre  parti.

Parti communiste international
(Cahiers Internationalistes)

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